RDC/ Province Éducationnelle de Kwilu 2 : Comment améliorer le système éducatif et la gratuité de l’enseignement ?

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L’IPP Jacques Djuma fait des propositions concrètes

A l’occasion du passage du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans la ville de Kikwit, dans le cadre de son itinérance en marge de la Conférence des Gouverneurs tenues de 24 au 25 mars 2026, nos reporters ont eu le privilège d’interviewer l’Inspecteur Provincial Principal (IPP) de la Province Educationnelle Kwilu 2, Monsieur Jacques Djuma Tibamwenda.

Cet expert de l’enseignement a fait, au cours de cet entretien, un état des lieux du secteur de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté dans son entité, avant de nous livrer ses impressions et analyses sur la numérisation des données de l’examen d’Etat, sur le système éducatif congolais ainsi que sur le programme de la gratuité de l’enseignement au niveau de la base.

En effet, depuis une année et demi qu’il préside aux destinées de la Province éducationnelle de Kwilu 2, après de bons et loyaux services rendus à la Province éducationnelle Équateur 1, l’IPP Jacques Djuma continue à mieux servir le pays, en réaffirmant son attachement aux orientations du Président de la République et en mettant un accent particulier sur la continuité du service éducatif et la garantie du droit fondamental de l’éducation pour tous les enfants congolais.

Faisant l’état des lieux de son entité, il a révélé que la situation de l’éducation nationale dans cette partie du pays est très bonne, du fait que la population aime l’enseignement et pousse les enfants à aller à l’école ; cela facilite les travail des enseignants et des responsables des établissements scolaires.
Selon l’Inspection Provincial Principal, il est rare dans ces coins voir les enfants dehors ou se promener pendant les heures de cours.
Bien plus, il y a de plus en plus d’enfants qui sont admis dans le cycle pré-scolaire, au point qu’on y trouve d’ailleurs une sous-division qui dispose de plus d’écoles maternelles que primaires.

Pour le moment, tout fonctionne à merveille dans le Kwilu 2, et la province, sous son impulsion, s’attèle a être à la page en terme de digitalisation des contrôles d’enseignement.
A en croire l’IPP Djuma, environ 50 inspecteurs du Kwilu 2 sont dotés, chacun d’un ordinateur, et ce, pour dématérialiser les données et muter définitivement vers le numérique.

Raison pour laquelle il s’est félicité de l’atelier organisé du 23 au 25 février 2026, à Kinshasa, par l’Inspection Générale de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, sous le patronage de la Ministre d’Etat Raïssa Malu, sur la modernisation et l’optimisation du processus des données de l’Examen d’Etat.

Ayant lui-même participé à cet atelier, l’IPP s’affaire ces jours à pousser les inspecteurs sous son autorité à s’exercer pour la manipulation des appareils téléphoniques Androïd et des ordinateurs, pour s’adapter à cette révolution numérique. Si non, à la longue, ils ne seront plus concernés par la gestion des épreuves certificatives. Car, désormais, pour aller dans les centres de l’Examen d’Etat, il faut maîtriser le numérique via l’ordinateur et l’appareil Androïd.

Toujours concernant son entité, Jacques Djuma compte, en perspective, travailler pour l’acquisition des équipements, mais aussi des infrastructures qui, non seulement sont vétustes, mais aussi sont insuffisantes par rapport à l’immensité de la province éducationnelle Kwilu 2 et au nombre important d’établissements scolaires.
C’est ainsi que dans un premier, il a été créé des bureaux relais, notamment celui de Masimanimba, pour rapprocher le contrôle de la formation avec la base.
Quant aux infrastructures particulièrement, il a déjà entrepris de sécuriser le patrimoine foncier de la Province Éducationnelle de Kwilu 2 par l’obtention des certificats d’enregistrement. Ceci pour faciliter la construction prochaine des bâtiments appartenant au Ministère de l’Education Nationale sur ces concessions déjà protégées par des titres fonciers.

Au sujet de la gratuité de l’enseignement décrétée par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’IPP Djuma a exprimé tout son soutien tous azimuts à ce programme, qui a permis à déverser plusieurs milliers d’enfants dans le circuit scolaire.

Néanmoins, cet expert pense qu’on doit encore beaucoup travailler pour améliorer ce programme phare du Chef de l’Etat. Notamment par la création des cantines scolaires et leur opérationnalisation, comme l’a si bien fait la Première Ministre Judith Suminwa dans la province du Tanganyika. En plus des cantines scolaires pour donner à manger aux écoliers qui en manquent, il faut instaurer le système de distribution des manuels et objets scolaires. Dans le temps, à l’accession du pays à l’indépendance, les élèves trouvaient tout à l’école, dans les classes : ardoise, touche, cahier, crayon, stylo à bille et livre.  » Si on y arrive, la gratuité de l’enseignement aura tout son sens, » a suggéré l’IPP Jacques Djuma.

Une autre proposition faite par cet acteur expérimenté de l’enseignement, concerne notre système éducatif, mais aussi le programme d’enseignement en vigueur.
Pour ce technicien, il n’est pas conseillé de garder un programme d’enseignement intact pendant dix ans, sans l’amender ni l’améliorer. Pour lui, de la même façon que les acteurs éducatifs doivent être recyclés, renforcés en capacités, voire permutés régulièrement, le programme d’enseignement doit tout autant subir des ajustements.

Aussi, l’inspecteur Provincial principal de demande-t-il pourquoi l’Etat congolais continue encore à garder ce système de mélanger plusieurs options de filières différentes dans un même établissement scolaire. L’IPP dit décrier ce système des lycées, collèges et instituts hybrides, où on trouve les sections littéraires et pédagogiques aux côtés des humanités scientifiques et/ou techniques.

Pour lui, le temps est venu de faciliter la tâche aux responsables d’établissements scolaires par l’instauration des écoles  » puristes « . En clair, l’IPP Jacques Djuma propose la naissance des établissements options, à savoir : scientifiques, littéraires et techniques. Ainsi, l’Etat aura la faciliter de doter ces établissements des équipements, chacun selon sa spécificité et des objectifs à atteindre.

LE TONNERRE

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